Cuba’s President Miguel Diaz-Canel (R), Colonel Raul Guillermo Rodriguez Castro (C), grandson of former President Raul Castro, and Armed Forces Minister General Alvaro Lopez Miera attend the funeral of the 32 Cuban soldiers killed during the US incursion in Venezuela at Colon cemetery in Havana on January 16, 2026. (Photo by ADALBERTO ROQUE / AFP)

L’administration Trump a officiellement imposé mercredi des sanctions contre le président cubain Miguel Díaz-Canel et le ministère des Forces armées révolutionnaires (MINFAR). Une décision lourde de conséquences, qui marque une nouvelle escalade dans la confrontation entre Washington et La Havane.

Le département du Trésor américain a annoncé mercredi 4 juin l’inscription du président cubain Miguel Díaz-Canel et du ministère des Forces armées révolutionnaires (MINFAR) sur la liste des entités sanctionnées. Une première dans l’histoire récente des relations américano-cubaines : jamais un président cubain en exercice n’avait été personnellement visé par des sanctions américaines.

Selon le communiqué du Trésor, Díaz-Canel est accusé de « diriger un régime qui viole systématiquement les droits humains de sa population » et de « superviser les forces de sécurité responsables de la répression brutale des manifestations pacifiques ». Le MINFAR, de son côté, est sanctionné pour son rôle dans la « militarisation de l’économie cubaine » et son soutien aux « activités déstabilisatrices dans la région ».

Un étau qui se resserre

Ces sanctions s’inscrivent dans une stratégie plus large de « pression maximale » initiée par l’administration Trump depuis plusieurs semaines. Blocus pétrolier, vols de reconnaissance au large des côtes, suspension des vols charters, limitation drastique des remesas (transferts d’argent des Cubano-Américains vers l’île) : tous les leviers économiques sont actionnés pour asphyxier le régime.

L’île, déjà confrontée à sa pire crise économique depuis la chute de l’Union soviétique, est littéralement à sec. Les coupures d’électricité se multiplient, les files d’attente pour les produits de première nécessité s’allongent, et la grogne sociale enfle.

Un précédent dangereux

La communauté internationale réagit avec inquiétude. Plusieurs capitales latino-américaines, dont Mexico et Buenos Aires, ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à cette escalade. Le gouvernement cubain, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a dénoncé « une agression impérialiste sans précédent » et promis une réponse « ferme et proportionnée ».

Cette décision intervient alors que la situation humanitaire sur l’île se dégrade de jour en jour. Les organisations internationales redoutent une nouvelle vague migratoire vers les États-Unis et les pays voisins.

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