Une alerte transmise par Israël aux États-Unis
D’après les éléments rapportés par les deux médias américains, encore peu détaillés à ce stade, l’alerte serait parvenue aux autorités américaines dans le courant de la semaine. Selon une source citée par CNN, les services israéliens auraient confirmé l’existence d’un nouveau plan iranien, déjà partiellement détecté au préalable par les services de renseignement américains eux-mêmes.
Interrogée par l’Agence France-Presse, la Maison Blanche n’a pas démenti ces informations, se contentant de renvoyer vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi, dans lesquelles le président affirmait être visé par Téhéran et se trouver « sur toutes leurs listes ». Selon le New York Times, Donald Trump aurait quitté le sommet de l’OTAN en Turquie à bord de l’ancien avion présidentiel plutôt que du nouvel Air Force One offert par le Qatar, pour des raisons de sécurité.
Un contexte de tensions croissantes entre Israël, les États-Unis et l’Iran
Cette fuite intervient à un moment où la relation entre Israël et les États-Unis traverse une phase de tension inhabituelle. Donald Trump a multiplié ces dernières semaines les critiques publiques à l’égard du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, notamment après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a compliqué les pourparlers engagés avec l’Iran.
Selon des sources américaines citées par CNN, la transmission de ces informations par Israël aux États-Unis pourrait aussi s’inscrire dans une stratégie du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Washington de poursuivre ses bombardements contre l’Iran, repris cette semaine après une période d’accalmie relative.
Un contentieux ancien entre Washington et Téhéran
Les tensions entre les deux pays ne datent pas d’hier : en 2020, lors de son premier mandat, Donald Trump avait ordonné l’élimination du général iranien Qassem Soleimani en Irak, ce qui avait valu au président américain des menaces de représailles explicites de la part de Téhéran. L’Iran vient par ailleurs d’achever, après plusieurs jours de funérailles marquées par des appels à la vengeance, l’inhumation de son guide suprême Ali Khamenei, tué fin février dans une frappe américano-israélienne au tout début de la guerre qui oppose les deux pays.
Article rédigé à partir d’informations relayées par France 24, Le Figaro, CNN, le Wall Street Journal et l’AFP.










