Une élimination qui ne passe pas

Battue par le Paraguay aux tirs au but (1-1, 4 tab à 3) le 29 juin à Foxborough, l’Allemagne a connu sa troisième désillusion consécutive en Coupe du monde, après les éliminations dès le premier tour en 2018 et en 2022. Une sortie jugée d’autant plus humiliante que l’adversaire, le Paraguay, n’était pas donné favori. La presse allemande n’a pas ménagé son sélectionneur au lendemain du match, le Bild lui attribuant sa plus mauvaise note possible.

Dans les heures qui ont suivi l’élimination, Julian Nagelsmann avait pourtant écarté toute idée de départ, assurant ne pas être du genre à fuir ses responsabilités. Mais après une réunion de trois heures organisée jeudi par la Fédération allemande de football pour analyser cet échec, une proposition de démission lui a été faite. Le technicien de 38 ans, sous contrat jusqu’en 2028, l’a acceptée, évitant ainsi un limogeage. Son nom devrait être associé à Jürgen Klopp, cité comme grand favori pour lui succéder.

Le Mondial 2026, un cimetière à sélectionneurs

L’épisode allemand s’inscrit dans une tendance forte de cette édition 2026, qui compte 48 équipes pour la première fois. Avant même le départ de Nagelsmann, sept sélectionneurs avaient déjà quitté leur poste dans la foulée de l’élimination de leur équipe :

  • Sabri Lamouchi (Tunisie), limogé après la défaite 5-1 contre la Suède en phase de groupes
  • Steve Clarke (Écosse), parti après l’élimination en poules
  • Hong Myung-bo (Corée du Sud), démissionnaire après la phase de groupes
  • Miroslav Koubek (République tchèque), également parti après une campagne décevante
  • Ronald Koeman (Pays-Bas), démissionnaire après l’élimination aux tirs au but face au Maroc en 16es de finale
  • Sebastián Beccacece (Équateur), parti après la défaite contre le Mexique en 16es de finale
  • Marcelo Bielsa (Uruguay), démissionnaire après une élimination dès le premier tour

Avec le départ de Julian Nagelsmann, ce sont donc désormais huit sélectionneurs qui auront quitté leur poste en l’espace de quelques semaines, un rythme inédit qui relance le débat sur la pression extrême imposée aux entraîneurs de sélection à l’ère des tournois élargis.

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