Un rappel des menaces qui pèsent sur le pays
Dans son communiqué, référencé UPADH/SGP/AL-1007-2026, l’organisation dresse un état des lieux des risques naturels auxquels Haïti reste exposé : cyclones, pluies torrentielles et glissements de terrain touchant régulièrement le Sud, la Grand’Anse, les Nippes, l’Artibonite, le Nord-Ouest et la région métropolitaine. L’UPADH rappelle également que la faille sismique d’Enriquillo-Plantain Garden demeure active, qualifiant le séisme du 12 janvier 2010 non pas de simple souvenir, mais d’« avertissement permanent ».
L’organisation dénonce par ailleurs des systèmes d’alerte qu’elle juge défaillants, des canaux d’évacuation des eaux bouchés, ainsi que des constructions anarchiques en zones à risque, estimant que les populations concernées se retrouvent de fait abandonnées face à ces dangers.
Des recommandations concrètes à la population
Face à ce qu’elle décrit comme un désengagement de l’État en matière de prévention, l’UPADH formule une série de recommandations pratiques à l’attention des citoyens :
- Suivre les bulletins météorologiques et les radios communautaires
- Repérer à l’avance les zones sûres et les itinéraires d’évacuation
- Préparer un kit d’urgence (eau, conserves, lampe, radio à piles, médicaments, papiers dans un sac étanche)
- Renforcer les habitations (toitures, murs, fondations)
- Organiser des comités de quartier pour venir en aide aux personnes âgées, femmes enceintes et enfants
Des exigences adressées directement à l’État
Au-delà de ces conseils, l’organisation formule des exigences précises envers les autorités : la mise en place de politiques de prévention réelles, le déblocage de fonds destinés aux systèmes d’alerte précoce, ainsi que l’évacuation immédiate des populations vivant en zones à risque.
L’organisation a par ailleurs invité les radios et médias à relayer ce message de sécurité publique.









