L’Argentine, dernière sentinelle sud-américaine
Portée par Lionel Messi, l’Argentine s’est imposée face à l’Égypte pour valider son ticket pour les quarts de finale. Une qualification lourde de sens : elle fait de la Albiceleste la seule survivante du continent américain à ce stade du tournoi, après les éliminations successives du Brésil, du Mexique, des États-Unis, du Canada, du Paraguay et de la Colombie. Un scénario rare pour une compétition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, où l’on aurait pu attendre une présence plus forte des nations locales et sud-américaines à ce stade avancé.
Le Maroc, seul représentant du continent africain
De son côté, le Maroc poursuit son parcours remarquable en écartant le Canada, pays coorganisateur du tournoi, en huitièmes de finale. Les Lions de l’Atlas confirment ainsi la dynamique enclenchée lors du Mondial 2022, où ils avaient atteint historiquement les demi-finales. Ils demeurent la seule équipe africaine encore en course, après les sorties de l’Égypte et de l’Algérie plus tôt dans la compétition.
Six nations européennes en quarts de finale
Le reste du tableau est occupé exclusivement par des équipes européennes : la Norvège d’Erling Haaland, auteure d’un parcours spectaculaire après avoir éliminé le Brésil, l’Espagne, tombeuse du Portugal de Cristiano Ronaldo, ainsi que la France, l’Angleterre, la Belgique et la Suisse. Une domination européenne qui illustre la profondeur actuelle du football du continent, mais qui interroge aussi sur l’écart grandissant avec les autres confédérations à ce stade de la compétition.
Une configuration inédite pour l’histoire du tournoi
Voir un tableau de quarts de finale composé à 75 % d’équipes européennes, avec une seule représentation pour l’Amérique du Sud et une seule pour l’Afrique, constitue une configuration marquante pour ce Mondial élargi à 48 équipes. Pour l’Argentine et le Maroc, la mission dépasse désormais l’ambition individuelle : chacune porte, à sa manière, les espoirs de tout un continent jusqu’au bout du tournoi.









