Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que les frappes américaines menées sur la côte sud du pays avaient porté un coup fatal à l’accord de cessation des hostilités conclu avec Washington. Selon Téhéran, les termes fondamentaux du texte sont désormais « sans effet », et les États-Unis en portent « l’entière responsabilité ».

Le communiqué intervient après une série d’épisodes qui ont fragilisé, semaine après semaine, l’architecture fragile négociée entre les deux capitales : des frappes américaines répétées, la révocation par Washington de la dérogation qui autorisait l’Iran à exporter son pétrole sur les marchés internationaux, et une tension croissante autour du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial.


« Toute complicité avec l’agresseur sera traitée comme telle. »

MINISTÈRE IRANIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES


Dans sa déclaration, le ministère a également adressé un avertissement direct aux voisins du Golfe : tout pays hébergeant des forces américaines qui viendraient à frapper l’Iran serait considéré comme complice de l’agression. Téhéran affirme qu’il ripostera « à la source et à l’origine de toute agression », une formule qui laisse planer la menace de représailles visant directement les bases utilisées par Washington dans la région.

Cette escalade verbale confirme la dégradation rapide d’un cessez-le-feu déjà mis à l’épreuve à plusieurs reprises depuis sa signature. Les prochaines heures seront déterminantes pour savoir si les canaux diplomatiques encore ouverts entre les deux pays peuvent éviter une reprise plus large des hostilités dans une région déjà sous très haute tension.


Ce qu’il faut retenir

  • L’accord de cessation des hostilités jugé « sans effet » par Téhéran.
  • Washington a révoqué la dérogation sur les exportations pétrolières iraniennes.
  • Le détroit d’Ormuz reste un point de friction majeur.
  • Les voisins du Golfe sommés de choisir leur camp.

Les États-Unis portent « l’entière responsabilité » de ce qui adviendra.

Déclaration officielle — Téhéran


DIPLOMATIE

Les capitales du Golfe entre prudence et pression

Face à l’avertissement iranien, plusieurs gouvernements de la région évaluent les risques d’un soutien logistique aux forces américaines présentes sur leur sol.


ÉCONOMIE

Le marché pétrolier sous surveillance

La révocation de la dérogation américaine ravive les craintes d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.


ANALYSE

Un cessez-le-feu déjà à l’épreuve depuis des semaines

Retour sur les étapes qui ont progressivement fragilisé l’accord signé entre Washington et Téhéran, jusqu’à ce nouveau point de rupture.

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