L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé lundi enquêter sur une épidémie de Hantavirus à bord du MV Hondius, un navire de croisière battant pavillon néerlandais. Trois passagers sont déjà décédés. Le virus, transmis par les rongeurs, provoque un syndrome pulmonaire foudroyant. Le navire est actuellement confiné en mer du Nord.
C’est une alerte sanitaire d’un type nouveau qui mobilise les autorités internationales. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête sur une épidémie de Hantavirus à bord du MV Hondius, un navire de croisière néerlandais actuellement stationné en mer du Nord, au large des côtes norvégiennes.

Un virus rare et foudroyant
Le Hantavirus est une maladie virale transmise à l’homme par l’inhalation de particules contaminées par l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Il provoque un syndrome pulmonaire à Hantavirus (SPH) , caractérisé par une insuffisance respiratoire aiguë pouvant entraîner la mort en quelques jours.
Trois passagers du MV Hondius ont déjà succombé à la maladie. Plusieurs autres présentent des symptômes compatibles fièvre, toux sèche, détresse respiratoire et ont été placés en isolement strict à bord.
Un navire confiné, une course contre la montre
Le MV Hondius, qui transportait environ 170 passagers et membres d’équipage, a été immobilisé par les autorités norvégiennes. Des équipes médicales de l’OMS et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) doivent être dépêchées sur place pour évaluer l’ampleur de la contamination et identifier l’origine de l’infestation.
L’hypothèse privilégiée est celle d’une infestation par des rongeurs dans les cales ou les systèmes de ventilation du navire. Les croisiéristes sont particulièrement vulnérables à ce type de contamination en raison de la promiscuité et des circuits d’air fermés.