Entre l’invocation de Simon Bolivar et l’accusation de “vol impérial”, Caracas transforme une mesure de coercition en lutte pour l’identité nationale. Washington, justifiant sa posture par la sécurité et la légalité, brandit la menace du narco-terrorisme.

La côte du Venezuela est le centre d’une sacrée baston, bien plus qu’une simple sanction économique. Quand les États-Unis ont annoncé un « blocus total et complet » des pétroliers vénézuéliens, ça a vite dégénéré en une guerre de récits. C’est l’histoire de la souveraineté, de l’héritage historique et de l’idée d’impérialisme qui s’affrontent.

Pendant que les bateaux de guerre se mettent en place, les mots sont devenus des armes aussi acérées. D’un côté, le gouvernement vénézuélien sort Simón Bolívar pour réveiller la fierté nationale et rameuter le monde. De l’autre, la Maison Blanche justifie tout ce bazar par un tas d’accusations, du narco-terrorisme au vol pur et simple.

Caracas voit ça comme David contre un énorme Goliath

Le gouvernement de Nicolás Maduro a misé sur une réplique basée sur la résistance nationale et l’anti-impérialisme. En rappelant Simón Bolívar, le « Libérateur » de l’Amérique du Sud, Caracas ne voit pas le blocus comme une mesure politique ciblée, mais comme une nouvelle preuve d’un « vol impérial » moderne.

Le gouvernement vénézuélien a dit que :

« Nous demandons au peuple des États-Unis et aux peuples du monde de rejeter cette menace absurde. Ça montre encore une fois que Donald Trump veut piquer les richesses du pays qui a vu naître l’Armée libératrice de l’Amérique du Sud et notre Libérateur, Simón Bolívar. Le Venezuela ne sera plus jamais une colonie d’un empire. »

Cette façon de communiquer vise clairement à monter un front de refus, en misant sur l’histoire et en espérant que les gens en aient marre d’une nouvelle confrontation.

Ce que le Venezuela veut faire passer :

. C’est une lutte de David contre Goliath.
. Un appel direct à la conscience des Américains.
. Ils se servent du symbole fort de Bolívar.
. La crise est vue comme une attaque contre leur pays.

Washington se pose en flic du monde contre un État voyou

Les États-Unis, avec Donald Trump à la barre, justifient leur démonstration de force par de lourdes accusations. Le discours officiel ne parle pas de souveraineté, mais de crimes, de terreur et de récupérer ce qui leur est dû.

Donald Trump a déclaré :

« Le régime de Maduro utilise le pétrole volé pour se financer, ainsi que le narco-terrorisme, la traite d’humains, les meurtres et les kidnappings. À cause du vol de nos biens et de plein d’autres raisons, le régime vénézuélien a été désigné comme organisation terroriste étrangère. Je décide aujourd’hui d’un blocus complet. L’Amérique ne laissera pas un régime hostile prendre notre pétrole, nos terres ou nos biens. »

Washington présente le blocus comme une action pour se défendre et rétablir l’ordre, en insistant sur la sécurité plutôt que sur la géopolitique.

Ce que les États-Unis veulent faire passer :

. Accusations de narco-terrorisme et de crimes internationaux.
. Le gouvernement vénézuélien est qualifié d’organisation terroriste.
. C’est pour protéger les intérêts américains.
. C’est une intervention de police internationale.

Même sans les bateaux, c’est une bataille pour avoir raison

Au-delà des bateaux, cette crise révèle une bataille de fond pour la légitimité. Chaque camp essaie de faire croire à son histoire, au national comme à l’international.

Le Venezuela ne se contente pas de résister militairement ou économiquement. Ils appellent à l’aide, en utilisant le prestige de Bolívar et en s’adressant directement à la population américaine et au monde. Le but est de créer un fossé entre la politique de Trump et l’opinion publique, tout en cherchant de l’aide partout.

Les États-Unis, en présentant le conflit comme une opération de police internationale contre un État voyou et dangereux, veulent rallier leur public et isoler Caracas. Le fait de parler de récupérer des biens ajoute une dimension juridique et économique nouvelle qui pourrait bien changer pas mal de choses dans la loi internationale.

Et après ?

Ce bazar, c’est bien plus qu’une histoire de pétrole. C’est un choc entre deux façons très différentes de voir la souveraineté et le droit d’être légitime :

Pour Caracas : C’est le droit évident d’un peuple à avoir ses ressources, protégé par une identité historique forgée contre l’empire.

Pour Washington : C’est faire respecter la sécurité et l’économie, en neutralisant ce qu’ils voient comme une menace criminelle juste à côté.

La révolution bolivarienne, en appelant « les peuples du monde » à l’aide, a transformé le blocus en un test pour la conscience internationale. La réponse à cet appel pourrait bien peser lourd sur la fin de la crise, bien au-delà de la force militaire du moment.

Pour finir : un conflit qui bouscule tout

Ce clash n’est pas juste une dispute entre deux pays ; ça redessine les alliances régionales et mondiales. Si chaque camp réussit à convaincre le monde que son histoire est la bonne, ça influencera la fin de cette crise, mais aussi la façon dont les conflits de souveraineté seront gérés plus tard.

Dans cette guerre des récits, la victoire n’ira pas forcément à celui qui a la plus grosse armée, mais à celui qui arrive à faire de son histoire la vérité acceptée par tout le monde.

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Pour en savoir plus :
 

. La doctrine Bolivar et la politique étrangère du Venezuela.
. Comment la politique américaine en Amérique latine a changé.
. L’impact des sanctions économiques sur les gens.

À propos : Cet article décortique ce qui se passe entre le Venezuela et les États-Unis, en regardant au-delà des infos pour voir le sens et les stratégies derrière tout ça.

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