LYON – L’effervescence était palpable ce dimanche à Décines. Non pas pour un derby, mais pour la simple présence d’un seul homme sur la pelouse d’entraînement : Endrick. Le joyau brésilien de 18 ans, prêté par le Real Madrid à l’Olympique Lyonnais jusqu’à la fin de saison, n’a pas mis longtemps à justifier la « hype » qui entoure son arrivée. Dès ses premières séances, l’attaquant a montré l’étendue de son talent, sa vitesse explosive et une finition déjà redoutable, selon plusieurs observateurs présents.
« Il s’est déjà bien intégré au groupe, et il répond aux exigences du staff », confirme une source proche du club. Si l’OL a recruté le joueur pour relancer son secteur offensif – Martin Satriano peinant à convaincre –, la motivation d’Endrick, elle, est à chercher à plus de 9 000 km de la France. « La sélection brésilienne, tout le monde rêve d’ y jouer. Je vais tout faire pour y revenir », a-t-il lancé, déterminé, lors de sa présentation.
L’objectif Ancelotti : une équation à deux inconnues
La mission de l’ancien joueur de Palmeiras est aussi simple à énoncer que complexe à réaliser : impressionner suffisamment pour forcer la porte de la Seleção de Carlo Ancelotti d’ici à la Coupe du Monde 2026. Pour y parvenir, deux conditions sont absolument nécessaires.
Premièrement, le temps de jeu. Sur ce point, l’OL a été clair : une place de titulaire lui est promise. « Le média confirme que l’attaquant va être énormément utilisé », peut-on lire. C’est la condition fondamentale que le Real Madrid ne pouvait lui garantir cette saison.
Deuxièmement, l’efficacité. Les beaux gestes à l’entraînement ne suffiront pas. Il devra transformer l’essai en match, en Ligue 1 et peut-être en Europa Conference League. Son premier test officiel pourrait survenir dès ce week-end face au LOSC en Coupe de France, une vitrine parfaite.
La concurrence brésilienne : le mur à franchir
Le vrai défi se nomme cependant Vinícius Jr, Rodrygo, Raphinha, ou encore Gabriel Martinelli. La vitrine offensive brésilienne est l’une des plus enviables au monde. Le créneau d’Endrick ? Celui d’avant-centre pur, un « 9 » dans toute sa splendeur. Un poste où le Brésil cherche parfois une référence fixe. S’il devient le buteur fiable et prolifique de l’OL, il se taillera une niche précieuse aux yeux d’Ancelotti.
Le sélectionneur italien, qui le connaît pour suivre de près le Real Madrid, sera un observateur attentif. Il jugera non seulement les buts, mais aussi l’adaptation au football européen, la progression tactique sous Paulo Fonseca et la maturité dans un championnat exigeant.
Verdict : un pari « gagnant-gagnant » à confirmer
Pour l’OL, le pari est déjà gagnant sur le plan médiatique et sportif potentiel. Pour Endrick, c’est la chance de sa carrière. Ce prêt est le tremplin idéal vers son rêve mondial. La suite ne dépend que de lui : s’il réalise à Lyon ce que la planète football espère de lui depuis des années, la pression sur Ancelotti deviendra irrésistible. Le Mondial 2026 n’est plus un rêve lointain, mais un objectif à portée de pied. Le coup d’envoi de cette quête est donné.