Pour la première fois depuis sa saison rookie, le « King » ne figure dans aucune des All-NBA Teams. Victime de la règle des 65 matchs, il paie au prix fort ses absences prolongées pour sciatique.

LOS ANGELES – LeBron James a connu mille consécrations. Des titres, des records, des finales légendaires. Mais mardi soir, dans la défaite des Lakers face aux Spurs de Victor Wembanyama, une autre page s’est tournée – plus discrète, tout aussi symbolique.

Pour la première fois depuis sa saison rookie en 2003, le « King » ne figurera dans aucune des trois All-NBA Teams à l’issue de la saison régulière. Sa série de 21 sélections consécutives – dont treize dans la First Team – prend fin. Non pas sur une baisse de niveau, mais sur un chiffre : 18.

LA RÈGLE DES 65 MATCHS, COUPABLE IDÉALE

Depuis 2023, la NBA impose un seuil minimal de 65 rencontres disputées pour prétendre aux distinctions majeures (MVP, All-NBA, meilleure défense). L’objectif : lutter contre le load management et récompenser les joueurs présents.

LeBron James, lui, n’a pas fait l’impasse. Victime d’une sciatique récurrente, il a manqué les quatorze premiers matchs de la saison des Lakers, puis plusieurs autres échéances. Total : 18 absences. Soit une de trop.

« Ce n’est plus arrivé à LeBron depuis sa toute première saison en NBA », rappelle un statisticien de la ligue.

Giannis Antetokounmpo, Anthony Davis, Joel Embiid : avant lui, d’autres superstars étaient déjà tombées sous le coup de cette règle impitoyable. Mais pour James, la rupture est plus symbolique. Vingt et un ans de continuité balayés par un seuil arithmétique.

UNE SAISON DE DERNIÈRES FOIS

L’exercice 2025-2026 avait pourtant bien commencé. Le quadruple champion tournait encore à plus de 24 points de moyenne. Mais les blessures, elles, ne respectent ni les palmarès ni les légendes.

Cette année restera comme celle des fins de série :

– Matchs à 10 points ou plus : sa séquence de 1 200 rencontres s’est arrêtée en novembre.
– Sélections au All-Star Game : pour la première fois depuis 2004, son nom n’a pas été appelé.
– All-NBA Team : le couperet est tombé mardi.

LeBron James était absent cette nuit-là, tout comme Luka Dončić et Austin Reaves, laissant les Lakers subir la loi d’un Victor Wembanyama étincelant (27 points, 14 rebonds, 5 contres en première mi-temps). Une défaite sans conséquence pour le classement, mais lourde de sens pour l’histoire.

UN RECORD… DÉJÀ HISTORIQUE

Car si la série s’arrête, le chiffre reste vertigineux. Vingt et une saisons d’affilée parmi les quinze meilleurs joueurs de la ligue. Aucun autre athlète, dans aucun sport collectif majeur américain, n’a jamais approché une telle longévité au plus haut niveau.

Kareem Abdul-Jabbar, Tim Duncan, Kobe Bryant : tous ont connu des années blanches. LeBron James, lui, n’avait jamais cessé d’être honoré… jusqu’à ce mardi de février.

« Ce n’est pas un déclin. C’est un accident de parcours », insiste son entourage. « Il joue encore à un niveau All-Star. Simplement, il n’a pas pu jouer assez. »

ET MAINTENANT ?

À 41 ans depuis le 30 décembre, LeBron James n’a rien annoncé concernant sa retraite. Il lui reste un an de contrat avec les Lakers, et l’ambition – intacte – de jouer aux côtés de son fils Bronny avant de ranger définitivement les sneakers.

Mais cette saison 2025-2026 restera celle d’un cap invisible franchi. Celui où, pour la première fois, le temps a rattrapé le King non pas sur le terrain, mais dans les règlements et les statistiques.

Sa série est terminée. Pas sa carrière. Mais une page – l’une des plus belles de l’histoire de la NBA – vient de se tourner.

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