L’Iran au point de rupture : entre révolte populaire et plan de fuite du Guide suprême
TÉHÉRAN / MOSCOU – Le régime iranien affronte la tempête parfaite. Une combinaison toxique d’effondrement économique, de soulèvement national et de défection interne pousse la République islamique au bord de l’implosion. Dans ce chaos grandissant, une information explosive circule parmi les services de renseignement occidentaux : le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, aurait activé un plan d’évacuation secret vers la Russie, préparant sa fuite au cas où les forces de sécurité seraient submergées. Un scénario qui rappelle étrangement la retraite de Bachar al-Assad en 2024 et qui signerait l’effondrement du pilier du régime.
L’effondrement économique, détonateur d’une colère inédite
La crise a un nom : le rial. La monnaie iranienne a perdu 80% de sa valeur en une seule année, atteignant le taux historique et hallucinant de 1,4 million de rials pour un dollar américain. Dans les bazars de Téhéran, l’inflation sur les denrées alimentaires avoisine les 70%, rendant la viande, les œufs et le lait inaccessibles à des millions de familles. La dernière mesure de rationnement et de hausse massive du prix de l’essence a été la goutte d’eau qui a fait déborder un vase de misère déjà plein.
Contrairement aux manifestations de 2022 déclenchées par la mort de Mahsa Amini – centrées sur les libertés et le caractère religieux oppressif de l’État –, la révolte de 2025 est purement économique. Elle frappe indistinctement l’ouvrier, le commerçant, le bas-clergé provincial et même les familles de pasdarans, unifiant la société dans un désespoir matériel partagé. Cette transversalité la rend beaucoup plus dangereuse pour un régime qui ne peut plus brandir l’argument de la subversion étrangère.
Un pays en feu : l’ampleur de la révolte
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le 28 décembre, plus de 350 foyers de protestation ont embrasé 28 des 31 provinces du pays. Les images, difficiles à faire sortir en raison du blackout internet, montrent des foules défiant ouvertement les forces de l’ordre à Chiraz, Ispahan et même dans des villes religieuses comme Qom. Le bilan, encore partiel, fait état d’au moins 35 morts et de plus de 1 200 arrestations. Les unités d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique (pasdarans) sont déployées en renfort, mais semblent tendues sur trop de fronts.
La faiblesse du régime transparaît dans les aveux publics. Le président Ebrahim Raïssi a admis à la télévision d’État que le gouvernement « ne dispose tout simplement pas de la capacité » de résoudre seul la crise. Pire, des directives internes de la banque centrale, fuitées, ordonnent aux établissements financiers de se préparer à des « fermetures massives, un effondrement des infrastructures et un chaos à l’échelle du régime ».
Le plan d’évacuation « Moscow Express » : rumeur ou réalité ?
C’est dans ce contexte d’effondrement que les agences de renseignement occidentales ont intercepté des communications évoquant le « Moscow Express », le nom de code du plan d’exfiltration du Guide suprême. Selon ces rapports exclusifs, un avion serait en alerte à l’aéroport militaire de Mehrabad, prêt à décoller pour Moscou avec à son bord l’Ayatollah Khamenei, 23 de ses plus proches collaborateurs et membres de sa famille, ainsi que des caisses d’argent liquide et d’actifs.
Ce plan miroir de la fuite d’Assad repose sur un accord discret avec le Kremlin. La Russie, isolée et en quête d’alliances de circonstance, pourrait offrir une retraite sécurisée au leader iranien, en échange d’un transfert total d’influence et d’un accès aux dernières technologies militaires iraniennes, comme les drones. Si cette information n’est pas officiellement confirmée, sa propagation seule sape l’autorité du régime, suggérant que son sommet a déjà une porte de sortie.
La réaction internationale : Israël à l’affût, le monde en alerte
La communauté internationale observe, médusée. Israël, l’ennemi juré, voit dans cette crise une opportunité historique. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publiquement salué « la bravoure du peuple iranien », un soutien inédit. Selon nos informations, des frappes militaires ciblant les sites nucléaires ou des bases des pasdarans, longtemps planifiées, pourraient être lancées dans les 48 à 72 heures pour profiter de la paralysie du régime.
Les États-Unis et l’Europe, tout en appelant au respect des droits de l’homme, redoutent un scénario de vide du pouvoir qui déstabiliserait toute la région. La Russie et la Chine, quant à elles, évaluent froidement comment sauvegarder leurs intérêts – énergétiques pour la première, économiques et stratégiques pour la seconde – dans un Iran post-Khamenei.
Conclusion : La fin d’une ère ?
L’Iran est à un carrefour historique. La colère n’est plus portée par une jeunesse en quête de liberté, mais par un peuple entier affamé. Le régime a perdu son dernier argument : celui de la providence économique. L’aveu d’impuissance de ses dirigeants et les rumeurs de fuite au sommet dessinent les contours d’une fin de règne.
Que Khamenei fuie ou qu’il choisisse de rester et de réprimer dans un bain de sang encore plus terrible, une chose est certaine : l’Iran de la Révolution islamique de 1979 n’existe plus. Les prochains jours détermineront si sa chute se fera dans le chaos d’une guerre civile ou dans l’incertitude d’une transition violente, avec des conséquences imprévisibles pour l’équilibre du Moyen-Orient.