Quand l’espoir se noie dans le sang
Le 25 avril 2024, les neuf membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) prêtaient serment, jurant de remettre Haïti sur le chemin de la stabilité. 310 jours plus tard, le pays est plongé dans un abîme de trahison, de chaos et de désespoir. Imaginez un pays où chaque jour est une descente aux enfers. 310 jours. 310 jours de promesses brisées, de pouvoir corrompu et d’une nation au bord du gouffre. Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ces neuf figures censées incarner l’espoir, ont juré de restaurer la stabilité. Mais à la place, ils ont ouvert les portes d’un cauchemar éveillé.
Le sang, une rivière écarlate, inonde nos rues, nos foyers, nos âmes. Un sang qui ne sèche jamais, qui murmure les noms des innocents, qui crie vengeance. Ni la pluie, ni les larmes ne peuvent effacer cette marée rouge, ce cri silencieux d’une nation martyre.
Un conseil, un nid de vipères
310 jours gaspillés dans un ballet macabre de corruption et de luttes intestines. Les masques sont tombés, révélant des visages avides de pouvoir et de richesse. Les accusations de corruption fusent, éclaboussant ceux qui devaient être les gardiens de l’intégrité. Le CPT, un champ de bataille où chaque membre se bat pour sa propre survie politique, laissant le pays en lambeaux.
Les institutions, autrefois symboles de l’autorité, sont devenues des zones de guerre. Les directions générales sont des dépouilles partagées entre factions rivales. La récente révocation de Garry Conille, remplacé par Alix Didier Fils-Aimé, n’est qu’un épisode de plus dans cette saga de l’absurde, une preuve de l’instabilité chronique qui ronge l’État.
Haïti, une arène de gangs et de famine
La Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS), une lueur d’espoir dans l’obscurité, n’a pas réussi à inverser la tendance. Les gangs armés, seigneurs de la terreur, règnent en maîtres, semant la mort et la désolation. L’État, impuissant, assiste à la lente agonie de son peuple.
La famine, un spectre silencieux, rôde dans les rues, affamant des milliers de familles. Les denrées de base, un luxe inaccessible, transforment chaque repas en une lutte pour la survie. La faim, une arme de destruction massive, ajoute une couche de souffrance à un tableau déjà sombre.
Et pendant ce temps, le sang continue de couler, sans répit, sans justice, sans fin.
Combien de temps encore ?
310 jours de ruines, de larmes et de désespoir. Haïti, une nation trahie, piétinée, oubliée. Combien de jours encore avant que le sang ne cesse de couler ? Combien de temps avant que le peuple haïtien, dans un sursaut de dignité, ne se lève et ne reprenne son destin en main ?