Depuis 1986, Haïti aurait dû tourner une page, voir une aube nouvelle se lever sur notre terre éprouvée. Hélas, ce rêve est resté en suspens. La “génération démocratie”, que nous avons longtemps espérée, a laissé notre patrie à l’abandon.

Avec un manque de nationalisme profond et une insensibilité glaçante, ils ont dirigé l’État non pas avec amour pour ce peuple digne, mais avec l’indifférence de ceux qui ne voient plus que leurs propres ambitions. Haïti, notre Haïti, belle et fière, a été trahie par ceux qui devaient la servir.Pendant des décennies, nous avons été témoins de l’arrogance des puissants, de leur mépris face aux souffrances de ceux qu’ils devaient protéger.

Tandis que les citoyens attendaient l’étreinte protectrice d’un État juste, ces dirigeants, sans cœur et sans vision, ont préféré les profits personnels, ignorant l’appel de la patrie. Ils ont tourné le dos à nos valeurs, au sacrifice de nos ancêtres qui se sont battus pour la liberté. Ils ont ignoré le cri sourd du peuple, étouffé l’espoir de la jeunesse. Et tout cela, par un manque cruel de nationalisme, par une insensibilité qui fait honte à l’Histoire.

Il est grand temps que cette génération d’erreurs et de désillusions laisse place à une génération d’amour et de fierté nationale. Nous ne pouvons plus permettre que la terre de Dessalines, cette île baignée de sang héroïque, soit souillée par l’égoïsme et l’aveuglement. Nous devons insuffler à notre jeunesse un véritable amour pour cette patrie qui saigne. Nous devons éduquer nos jeunes à aimer Haïti, à la servir non pas par des mots, mais par des actions, avec un patriotisme ardent et une loyauté inébranlable.

Aujourd’hui, il est de notre devoir de préparer cette génération montante, celle qui redonnera la vie à Haïti, qui redressera le drapeau et relèvera le regard de notre peuple. Notre mission est de leur transmettre le flambeau d’un nationalisme vrai, d’un engagement authentique, de cette passion inextinguible pour Haïti.

Car si la génération de 1986 a trahi, la génération de demain doit réécrire l’histoire avec honneur et courage.Il n’est pas trop tard pour Haïti. Il est encore temps de bâtir, de soigner ses blessures, de lui redonner cette gloire que les politiciens sans cœur lui ont volée. Haïti doit renaître, et ce renouveau doit venir de la jeunesse, forte, patriote, prête à se battre pour elle avec la fierté et l’amour qui nous ont si longtemps été refusés.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You May Also Like

« Haïti n’a pas besoin d’élections imposées » : le cri d’alarme d’un citoyen après l’adoption du décret électoral saluée par le BINUH

Quelques heures après que le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti…

19 buts en 8 matchs : le Mondial 2026 a trouvé son rythme, le groupe D affole déjà les compteurs

Après une première journée de phase de groupes disputée aux quatre coins…

Arbitrage défaillant, visas refusés, équipes entravées : la Coupe du Monde 2026 perd son âme

La 23ᵉ édition de la Coupe du Monde devait être celle de…

Haïti-Pérou à guichets fermés : le dernier frisson des Grenadiers avant de défier le monde

Le dernier galop d’essai des Grenadiers avant la Coupe du Monde 2026…

Haïti 4-0, Brésil 6-2, Maroc 4-0, Écosse 4-1 : après le festival offensif du groupe C, peut-on encore parler de « maillon faible » ?

Le 30 mai, l’Écosse étrillait Curaçao 4-1. Le 31 mai, le Brésil…

Cap-Vert 0-0 Espagne : 74% de possession, 27 tirs, une barre, et un mur nommé Vozinha qui entre dans l’histoire

Pour son tout premier match en Coupe du Monde, le Cap-Vert a…