LYON — L’histoire était celle d’un prêt de relance. Elle est en train de s’écrire comme un coup d’État. Endrick, 19 ans, a quitté le Real Madrid cet hiver pour trouver du temps de jeu à l’Olympique Lyonnais. En un mois, le prodige n’a pas seulement retrouvé la confiance : il a déclenché une tornade qui le propulse directement sur la feuille de match titulaire du Brésil. Une promotion foudroyante orchestrée par Carlo Ancelotti, son ancien mentor, qui témoigne d’une métamorphose spectaculaire.
Acte I : Lyon, le théâtre de l’explosion
Les chiffres, en l’occurrence, sont sans appel. Cinq matches, cinq buts en Ligue 1, une passe décisive. L’adaptation du Brésilien a été immédiate et brutale. Son triplé étincelant contre Metz l’a même fait entrer dans l’histoire du championnat, réalisant un exploit que Lionel Messi n’a pas réussi à Paris : un hat-trick en Ligue 1.
À Lyon, Endrick a trouvé bien plus que du temps de jeu. Il a trouvé un terrain d’expression, loin de la pression écrasante du Bernabéu. La mission de son prêt – relancer une carrière en suspens – est déjà un succès total, dépassant les pronostics les plus optimistes.
Acte II : Le coup de fil d’Ancelotti et le costume de titulaire
Cette explosion n’est pas passée inaperçue à 9 000 km de là. Carlo Ancelotti, le sélectionneur brésilien qui connaît parfaitement les qualités du joueur pour l’avoir côtoyé à Madrid, en a été le témoin direct.
Selon plusieurs sources concordantes en Europe et au Brésil, la décision est actée : Endrick ne sera pas simplement convoqué pour la trêve de mars. Ancelotti entend le titulariser d’entrée au poste d’avant-centre lors des deux prochains matches amicaux majeurs de la Seleção : le choc contre la France au Stade de France (26 mars), puis la rencontre face à la Croatie. Une marque de confiance monumentale pour le jeune attaquant, qui signifierait son grand retour et son installation au plus haut niveau international.
Acte III (à venir) : La consécration et les choix d’avenir
Cette résurrection soulève immédiatement des questions cruciales pour la suite.
1. L’avenir à court terme : Son prêt à Lyon court jusqu’en juin. Face à une telle symbiose, le club français rêve déjà d’une prolongation, tandis que le Real Madrid observe, satisfait, la valorisation de son joyau.
2. L’objectif suprême : Endrick replace son nom en lettres capitales dans la course à une place pour la Coupe du Monde 2026. Son passage éclair en France devient l’élément déclencheur de son histoire en Seleção.
3. Le dilemme madrilène : Faut-il le récupérer à l’été, fort de cette confiance retrouvée, ou le laisser s’épanouir une saison de plus loin des projecteurs les plus brûlants ?
Une chose est certaine : le nom d’Endrick, synonyme de promesse depuis des années, est en train de devenir synonyme de réalisation immédiate. En l’espace d’un hiver, il est passé de grand espoir à incontournable. Et son plus grand défi – porter le maillot jaune de titulaire – l’attend désormais en mars.